Cela fait quelques temps que nous nous sommes lancés à l'aventure pour construire un "interstice" dans la suite des expositions organisées à "La Chaufferie", en pensant fermement que c'était aussi un acte "créatif". Sans trop savoir la forme que cela pourrait prendre, nous avons lancé au vol quelques idées. Plusieurs parmi elles se sont écrasées au sol comme les fruits trop mûrs, d'autres ont été lancées si fort qu'il sera difficile de les récupérer avant qu'il ne passe un long temps de réflexion. D'autres sont là avec nous (en train de faillir ou de jaillir).
Pour le festival "Espèces d'Interzone", nous préparons un dispositif ouvert pour voir plus clairement le paysage se transformer et vérifier que les frontières restent intraçables.
Oui, nous pensons que c'est une bonne idée de réfléchir avec les paramètres d'un laboratoire... Aller jusqu'à certaines limites du partage des actes artistiques depuis leur naissance, leur organisation et leurs "possibles".
Comme en 2001 avec "Avant les Mouches" et en 2002 avec "La Friche a Feu", une grande partie de la programmation sera axée sur les arts qui prennent en compte le temps et se rapprochent dangereusement (et heureusement) du temps dit "présent".


Certaines de nos envies
l Mettre en place une manière intense d'entrer en contact avec le spectateur : implication complice ou prise en otage, pédagogie de l'obstacle, générosité et/ou ouverture de portes... mais aussi et surtout mise en danger aller-retour des acteurs des dialogues (artiste - acte artistique - spectateur).
l Organiser des journées (sans doute denses) au cours desquelles les différents invités et les spectateurs puissent s'immerger. Chaque longue séance thématique sera structurée en zones d'action pour dévoiler l'origine, le biotope et les interactions des différentes espèces invitées.